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Les origines du Champagne

Apparu au cours du 18ème siècle et fruit d’une longue expérience tant dans les vignes qu’en caves, le champagne résulte d’une constante évolution.

Les feuilles de vignes fossilisées du sézannais qui datent de l’ère tertiaire, n’ont rien à voir avec vitis vinifera à l’origine de tous les cépages actuels. Ce sont les romains qui plantent les premiers ceps dans la région.

A sa mort en 533, l’évêque de Reims St Rémy lègue plusieurs parcelles de vignes à l'Église de Reims. Le Clergé était alors étroitement associé au développement de la viticulture avec la création de nombreuses abbayes liées à la production agricole et viticole. Ces abbayes, dès le 19ème siècle, commercialisent des vins de Champagne vers la capitale puis vers l’étranger en profitant des célèbres foires de Champagne.

A cette période-là le vin n’était pas encore effervescent. Le roi Henri IV, s’en fait l’ambassadeur.

Puis dom Pérignon (1638 – 1715) élabore l’assemblage de différents crus, contrôle la prise de mousse lors de la deuxième fermentation et utilise le bouchon de liège.

C’est vers 1660 que le Champagne commence à ne plus être vendu en fûts mais en bouteilles. Néanmoins l’effervescence mal contrôlée lui vaut des surnoms : « vin du diable » ou encore « saute bouchon », à cause des bouteilles qui explosent ou des bouchons qui sautent pendant l’élaboration.

Les vignerons durent ensuite mener de rudes grandes batailles (révoltes de 1911, crises économiques, etc.) pour déterminer officiellement l’aire de l’appellation « Champagne » en 1927, puis la protéger en collaboration avec le négoce grâce au Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (CIVC).